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Kharj (Arabie centrale) : Localisation et étude des lieux de cultes de l’oasis dans le contexte de l’expansion de l’islam

Axe Religion, lieux et conflit

Le projet de localisation et d’étude des lieux de cultes de l’oasis de Kharj s’insère dans le volet A.2 « Paysages et édifices »du programme Labex RESMED et dans les activités de la mission archéologique en Yamâma (al-Kharj, Arabie Saoudite), codirigée par A. al‐Ghazzi (université du roi Sa’ûd, Riyadh) et J. Schiettecatte (CNRS, UMR 8167 « Orient et Méditerranée »). Des premières recherches de terrain ont été initiées en octobre 2011 sur le site d’al-Yamâma grâce à une allocation du Labex ResMed et seront poursuivies à l’automne 2012.

- Contexte historique
Vue aérienne de la mosquée et du sondage entrepris au nord-ouest du bâtiment.
Les pratiques religieuses dans la région de la Yamâma connurent des évolutions rapides marquées par des épisodes violents. Cette région d’oasis, dans le Najd saoudien, au centre de la péninsule Arabique, fut conquise au début du VIe siècle par le roi himyarite chrétien Ma’dîkarib Ya’fur et placée sous l’autorité d’un prince de la tribu de Kinda, allié de Byzance. Il y a tout lieu de penser que fut alors tenté, de gré ou de force, une conversion des populations païennes de la région au christianisme, à l’image de ce qui s’observe au cours des deux siècles précédents dans le royaume de Himyar. Un siècle plus tard, un prophète nommé Musaylima a connu une grande fortune dans cette même région ; il prêchait un dieu nommé al‐Rahman et recevait de celui‐ci par l’intermédiaire de l’ange Gabriel une révélation appelée « Coran ». Adversaire de Mahomet et de la communauté des premiers musulmans, sa principauté théocratique ne fut vaincue qu’en 633, après la mort de Mahomet. La tribu Tamim, alliée des musulmans, s’implanta alors dans la région et y favorisa la diffusion de l’Islam.

- Problématique
Le site archéologique d’al-Yamâma constitue un cadre privilégié :
‐ Pour cerner une possible diffusion de cultes monothéistes avant l’islam, ici le christianisme, lorsque la tutelle himyarite s’imposa.
‐ Pour identifier une désaffection ou une conversion des lieux de culte lorsque se mit en place la principauté théocratique de Musaylima et que se répandit le Rahmanisme.
‐ Pour reconnaître les rythmes d’implantation de l’islam dans l’oasis et les épisodes violents qui accompagnèrent cette conversion (massacre de populations autochtones, implantation d’une population allogène, reconversion ou destruction de lieux de culte antérieurs).

- Premiers résultats
Yamama. Angle nord oust de la salle de prière de la mosquée avec colonnes en briques crues
Au cours de notre première campagne de terrain (octobre 2011), l’objectif que nous nous étions fixé, avec le soutien du programme Labex RESMED, était de localiser l’emplacement de lieux de culte, par une prospection géomagnétique, un relevé topographique de surface et un premier sondage archéologique.
Ces différentes approches ont été couronnées de succès puisqu’un vaste bâtiment à colonnes a été localisé et partiellement mis au jour. Ces premiers résultats permettent d’interpréter la structure de manière assez certaine comme une mosquée.
Les campagnes suivantes devront déterminer les phases de construction de cette mosquée et préciser si ce lieu de culte fut édifié sur une structure religieuse antérieure ayant fait l’objet d’une reconversion.

 
Sorbonne Université
Orient Méditerranée - UMR 8167
Paris Sorbonne Université
Sorbonne Université - Université Paris 1
École Pratique des Hautes Études
Centre Léon Robin sur la pensée antique
Patrimoines et Langages Musicaux
Institut de recherche et d'histoire des textes
Archéologies d'Orient et d'Occident et textes anciens (AOROC) - UMR8546

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