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GRIMAUDO Sabrina

Chercheure invitée en 2013 par V. Boudon-Millot.

- Chercheure et chargée de cours (Langue et Littérature Grecque) à l’Université de Palerme.

Università degli Studi di Palermo
Dipartimento di Culture e Società
Viale delle Scienze – Ed. 12
90128 – PALERMO

- e-mail : sabrina.grimaudo@unipa.it
sagrimaudo@iol.it

S. Grimaudo est l’auteur d’une thèse intitulée Misurare e pesare nella Grecia antica. Teorie storia ideologie (publiée à Palerme en 1998) et notamment d’un livre (Difendere la salute, Bibliopolis, 2008) sur la notion de santé dans le corpus galénique et ses relations avec la tradition médicale et philosophique. Ses travaux portent sur la médecine grecque, l’histoire sociale de la Grèce antique et la terminologie des liens de parenté.

- Membre de l’Unité de recherche de Palerme du Projet FIRB 2010 (coordinateur national Dr. Franco Giorgianni) sur I nomi del male e le parole del medico. Studi di terminologia ed epistemologia medica per un lessico della genetica da Ippocrate all’ICD-10.

- Membre du Comité de rédaction de "GALENOS. Rivista di Filologia dei testi medici antichi" (depuis 2012).

Projet de recherche : L’étude que nous envisageons de mener dans le cadre de l’Axe B2 du Labex Resmed pourrait paraître sous les deux titres suivants : "Ordres du médecin, ordres du dieu. Le lexique grec de la prescription médicale d’Hippocrate à Aelius Aristide" ou "Obéir au médecin, obéir au dieu. Πείθω dans la tradition médicale et philosophique d’Hippocrate à Aelius Aristide". Elle portera sur l’analyse du lexique grec consacré à la prescription médicale (par exemple, les verbes συμβουλεύω, κελεύω (ἐπι)τάσσω, παραγγέλλω, ἐπάγω, πείθω etc.) et, plus généralement, sur le rapport entre le médecin et le patient (ἄρχειν, ἐπιστατεῖν, κρατεῖν) à partir des textes hippocratiques jusqu’aux Discours sacrés d’Aelius Aristide, avec une attention toute particulière apportée à l’emploi du verbe πείθω et de ses dérivés.
Parmi les textes qui feront l’objet de notre enquête, nous signalons Platon, Lois IV 720 a-e (il s’agit du célèbre passage dans lequel est établie une opposition entre le médecin des hommes libres, qui ne donne aucune prescription avant d’avoir convaincu le malade – οὐ πρότερον ἐπέταξεν πρὶν ἄν πῃ συμπείση –, et le médecin des esclaves, qui en revanche ordonne avec l’arrogance d’un tyran – προστάξας ... καθάπερ τύραννος αὐθαδῶς – : voir également ibid. IX 857 c-e) et le passage du Politique 293 a-c (le médecin, qui est à même de ἐπιστατεῖν τέχνην, représente le paradigme d’une arché qui n’est pas autoritaire et qui a pour fin le bien de ses soumis). Avec une référence spécifique au passage des Lois, nous comptons analyser la réélaboration galénique du thème du médecin-tyran : c’est ainsi en particulier qu’est caractérisé par le médecin de Pergame son collègue Thessalus et, plus généralement, les adeptes de l’école méthodique (de meth. med. I 3, K. X 20,9-10 e 29,13-16 = frr. 158 e 160 Tecusan, e I 9, K. X 71,5-7), mais également des médecins que Galien apprécie par ailleurs, tels que les adeptes de l’école rationnelle-dogmatique. À ceux-ci, dans le De methodo medendi, Galien fait le même reproche, puisqu’ils refusent d’appliquer en médecine la théorie des éléments-qualités (de meth. med. II 5, K. X 105,15-106,4 e 109,3-4).
À partir d’une analyse lexicale, nous visons la reconstruction des caractéristiques de la relation (médecin-patient) que les termes étudiés indiquent. Une attention particulière sera consacrée à l’évolution de ce thème dans les Discours sacrés d’Aelius Aristide, dans lesquels les différentes particularités propres – dans la littérature médicale et philosophique du monde grec – au rapport médecin-patient sont détournées (et réélaborées) au profit de la relation tout à fait spéciale qui se crée ici entre le malade et le dieu-guérisseur (voir, par exemple, DS V 56, or. LI 464,16-17 Keil, où nous apprenons que πάντα λῆρος πρὸς τῶ πείθεσθαι τῶ θεῷ ; ou encore DS I 73, or. XLVII 393,20-21 Keil : où Aelius Aristide convainc un médecin de lui administrer un remède que le dieu lui a indiqué en rêve, mais qui, d’après une considération d’ordre purement technico-rationnelle, pourrait s’avérer létal).

Résultats attendus : Les deux séminaires que le professeur S. Grimaudo proposera aux étudiants sur les prescriptions médicales dans l’antiquité permettront de les introduire aux relations patient/médecin envisagées à la fois dans la littérature médicale et philosophique. Il s’insérera de façon parfaite dans le projet développé au sein du LABEX RESMED entre "Médecine grecque" et le "Centre Léon Robin" sur « Médecine et philosophie : rationnel et irrationnel » (coordonné par V. Boudon-Millot et J.-B. Gourinat) dans le cadre du prochain quinquennal. Ce séjour permettra également à S. Grimaudo de finaliser l’étude qu’elle prépare sur les relations patient/médecin chez Platon et Aélius Aristide.

- Bibliographie concernant la médecine antique (2004-2012)

 
Sorbonne Université
Orient Méditerranée - UMR 8167
Paris Sorbonne Université
Sorbonne Université - Université Paris 1
École Pratique des Hautes Études
Centre Léon Robin sur la pensée antique
Patrimoines et Langages Musicaux
Institut de recherche et d'histoire des textes
Archéologies d'Orient et d'Occident et textes anciens (AOROC) - UMR8546

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